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Sebastian Coe soutient l’ambition de l’Afrique d’accueillir les « Mondiaux »

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En marge des Championnats du monde d’athlétisme de l’IAAF Doha 2019, le Président de l’Association Internationale des Fédérations d’Athlétisme, Sebastian Coe, s’est entretenu avec un groupe de journalistes africains sur des sujets très divers. Temps forts.

Depuis quelques années, Sebastian Coe soutient l’idée que l’Afrique puisse accueillir les Championnats du monde, et il l’a réitéré à Doha. Selon lui, « organiser les Championnats du monde en Afrique ne constitue pas un risque ; quand le public et la passion répondent présents, les ingrédients sont réunis pour la réussite de l’événement. »

Sous la direction de Coe, l’Afrique a accueilli de nombreux événements internationaux, comme les Championnats du monde des moins de 18 ans de 2017 à Nairobi et les Championnats du monde de cross-country de 2017 à Kampala. Par ailleurs, le Kenya se prépare à organiser les Championnats du monde d’athlétisme des moins de 20 ans prévus à Nairobi en 2020. Quelques pays du Continent, dont le dernier en date est le Kenya, ont fait part de leur volonté d’organiser les Championnats du monde en 2025.

Sebastian Coe s’est dit confiant dans la capacité du Kenya à accueillir avec succès des compétitions, si l’on se fie à la feuille de route du pays dans l’organisation d’autres grandes manifestations d’athlétisme. « Les Championnats du monde des moins de 18 ans de 2017 ont été une bonne compétition », a-t-il déclaré. « Le dernier jour, il me semble qu’il y avait 60 000 personnes dans le stade. Nous savons qu’au Kenya l’athlétisme est un sport national. Cepays a produit certains des plus grands athlètes. J’ai d’ailleurs eu le privilège de me mesurer à certains d’entre eux, dont Mike Boit, Henry Rono et Nixon Kiprotich. »

Dopage

Sebastian Coe a été sans équivoque sur la position ferme que l’IAAF a adoptée sur la question du dopage. L’Afrique a connu ses propres scandales de dopage, certains athlètes kenyans n’ayant pas pu participeraux Championnats du monde parce qu’ils ne respectaient pas la règlementation antidopage. Toutefois, le Président de l’IAAF a reconnu les progrès réalisés par le pays et a salué la législation présentée au Parlement, qui fournit un cadre fondamental pour les programmes antidopage. Coe a ensuite demandé la participation des médias pour débusquer ceux qui s’adonnent à ces pratiques.

« Si vous identifiez un problème, votre responsabilité ne s’arrête pas à la diffusion de votre programme », a-t-il affirmé. « Partagez vos informations avec l’Unité d’intégrité de l’athlétisme. Certains éléments peuvent nous permettre d’atteindre les personnes mises en cause. »

Le Dividende olympique et la Ligue de diamant

Au cours de la discussion, Coe a expliqué pourquoi le 5000m sera substitué par le 3000m dans le programme de la Ligue de diamant. « Nous avons tâché de tenir compte de ce que nous disent les athlètes au sujet de la Ligue de diamant », a-t-il déclaré. « L’Afrique ne doit pas se sentir lésée. »

Toutefois, aucune discipline ne disparaîtra complètement de la Ligue de diamant, car les directeurs de meeting conservent le droit d’ajouter à leur programme des disciplines qui ne comptent pas pour le classement.

Au sujet du Dividende olympique pour l’athlétisme lancé il y a quatre ans, Sebastian Coe a déclaré que l’Afrique avait reçu plus d’argent par le biais de ce Dividende que tout autre continent et que ces fonds avaient, pour la majorité, été utilisés à bon escient. « Nous sommes conscients que ce que le Dividende olympique pour l’athlétisme a permis à de nombreuses fédérations, dont certaines en Afrique, de créer des programmes et des avantages qui ont vraiment fait la différence sur le terrain. »

Helen Ngoh